Couple reproducteur
Mâle : M441
Femelle : F225
Membre identifiés en 2026 : F225 - M696 - M714 - F377 (zone tampon)
Membre identifiés en 2025 : F225 - M441 - F267 (subadulte 2024) - M544 (subadulte 2024) - M528 (subadulte 2024) -
F287 (subadulte - 2024) - M575 (louveteau 2025 retrouvé mort) - M607 (louveteau 2025 - tir légal) - M608 (louveteau - tir légal)
Membre identifiés en 2024 : F225 - M441 - M447 (filiation à tester avec Réchy, Hérens et Ferpècle) - F267 (louveteau 2024)
Membres identifiés en 2023 : M186 - F172 - M268 - F113 (femelle repro Augstbord - zone tampon)
EFFECTIFS JUIN 2026 : ENTRE 4 ET 5 LOUPS, DONT LE COUPLE REPRODUCTEUR.
REPRODUCTION 2026 : CONFIRMÉE (C1)
Historique
Le couple d'origine de cette meute, M73 & F24, s'est formé en 2017 et s'est reproduit chaque année jusqu'en 2021. Ces deux individus avaient déjà été identifiés en Valais depuis 2016, mais aucune autre trace ADN n'a été trouvée depuis l'été 2021 pour M73 et depuis début 2022 pour F24. Selon les observations et le suivi, aucune reproduction n'a eu lieu en 2022, ce qui laisse clairement penser que M73 et F24 sont morts, ce qui est plus que plausible au vu de leur âge. D'autres individus sont présents sur le territoire puisque des loups ont été observés en 2022 et 2023, notamment grâce au monitoring. Durant l'été 2023, deux individus ont été filmés à plusieurs reprises par un éleveur, à l'aide d'une vision thermique. Bien qu'aucune preuve de la présence de louveteaux (vidéos) n'ait pu être apportée, il semblerait, d'après le suivi, que le transport de nourriture ait eu lieu en été. Cela montre qu'un nouveau couple s'est installé, la meute se perpétue mais a, logiquement, quelque peu changé ses habitudes, avec un nouveau couple à sa tête (fonctionnement, organisation, déplacements, etc.). Aucune preuve génétique n'étant disponible, l'éventuelle appartenance de l'un ou l'autre des membres actuels du couple reproducteur aux membres fondateurs de la meute du Val d'Anniviers est impossible à prouver à l'heure actuelle.
A noter que M186, présent sur le territoire depuis fin 2021 (en provenance du Val de Bagnes), a été retrouvé mort le 4 janvier 2023, de cause inconnue. F113, femelle née dans la meute d'Augstbord en 2021, a fait une brève apparition dans la région de Nax durant l'hiver 2023, avant de retourner dans sa meute d'origine.
A l'heure actuelle, aucune preuve ADN ou données monitoring/indices de présence ne laissent penser qu'une meute se serait installée entre celle du Val d'Anniviers et celle de l'Augstbord. Il est, par contre, possible que la seconde ait mis ses louveteaux sur la vallée de la Turtmänna, proche du territoire d'Anniviers. F113, subadulte de la meute de l'Augstbord, a été identifiée dans la région de Plan Palet/Niouc, en avril 2024. Une zone tampon entre ces deux meutes est bien connue, au niveau du Bois de Finges. Selon l'étude du territoire, il n'est pas non plus impossible qu'un subadulte de la meute de Ferpècle, avoisinante également, fasse des excursions exploratoires sur le Lac de Moiry, Grimentz voire Orzival, etc. Il faudrait donc l'ADN et l'étude de la filiation pour avoir une vraie compréhension de ce qui se passe sur les territoires et entre les meutes. Et ce serait à mettre en priorité, bien avant le tir puisque ces données pourraient alors permettre d'éviter les erreurs de tir ayant eu lieu pendant la régulation proactive. Sans étude et analyses approfondies, seule une partie de l'iceberg est visible - à méditer !
Fin 2024, la meute possède le couple reproducteur et 4 louveteaux (encore présents fin février 2025).
Durant l'hiver 2024/2025, un louveteau a été retrouvé mort sur le territoire de la meute d'Anniviers-Réchy. La cause de la mort est due à une attaque de ses congénères. Il ne faisait aucunement partie de la meute d'Anniviers-Réchy (filiation négative et non connue avec les meutes voisines - Augstbord, Nanz, Simplon) mais a été tué par cette dernière, son erreur ayant été de rentrer sur son territoire.
Au mois de mars 2025, une femelle adulte de la meute d'Anniviers/Réchy a été équipée, par le Service de la Chasse valaisan, d'un collier GPS. Nous constatons que contrairement à la transparence du canton des Grisons, ayant lui aussi équipé 2 à 3 loups de colliers GPS, le Service de la Chasse ne fournit strictement aucune indication, aucune mention sur leur site internet ni mise à jour mensuelle (comme c'est le cas dans l'autre canton précédemment cité). Il est regrettable de constater une telle absence de communication sur un fait scientifique, qui mérite une information publique bien plus étendue. Au vu de tous les faits déjà répertoriés et ne pouvant aucunement être réfutés, il est juste de dire que le doute est de mise en ce qui concerne les intérêts et la transparence des autorités cantonales dans le sujet du loup.
Une reproduction a eu lieu pour la meute d'Anniviers-Réchy, le nombre de louveteaux n'est pas encore connu officiellement. Cette meute, n'ayant plus prédaté d'animaux d'élevage depuis plusieurs étés, avec un nouveau couple à sa tête depuis 2023, est LA meute la moins problématique de Suisse ! Cependant, pour une seule attaque (dont l'ADN n'a pas encore parlé, un individu disperseur a d'ailleurs été identifié à 5 km du lieu de la prédation...), elle sera visée par la régulation proactive, au travers de l'abattage des 2/3 des louveteaux. L'absence totale de réflexion et d'analyse scientifique des autorités valaisannes est assez grave, surtout si des tirs touchent, comme l'an passé, des adultes en-dehors de la période autorisée...!
Au printemps 2026 (mai/juin), deux subadultes d'Anniviers-Réchy ont été aperçus (photographiés) sur une zone en frontière de territoire avec une meute voisine. Les excursions exploratoires sont fréquentes chez le loup, elles peuvent s'effectuer en solitaire ou à plusieurs, lorsque des subadultes sont encore présents sur le territoire.
La meute d'Anniviers-Réchy n'a commis qu'une seule attaque en 2025 (attribuée par la génétique à un subadulte) et 2 en 2026. Ces dernières ont eu lieu sur une zone "sortante" du territoire, utilisée potentiellement par des loups disperseurs (couloir de passage pour éviter les conflits) voire se trouver sur une zone tampon avec la meute voisine de l'Augstbord. Pour rappel, le canton n'établit jamais, dans les documents officiels ou dans ses communications, la carte des zones tampon, ce qui laisse également un flou considérable et est contraire aux exigences de l'OFEV/BAFU. A ce jour, il est donc impossible d'affirmer que les attaques ont été commises par la meute d'Anniviers, et encore moins par un membre du couple reproducteur. Le radio collar posé à la femelle F225 début 2025, n'émet plus, dû à un problème de technologie utilisée (3G). Si aucun ADN ne peut être récupéré sur les carcasses, l'abattage de la meute entière, pour 3 petites prédations depuis 2022/2023, est difficilement justifiable scientifiquement parlant. Réguler intégralement une meute stable et peu prédatrice pour les seules raisons qu'elle "pourrait" prédater plus à l'avenir provient plus de voyance que de preuves scientifiques, en l'absence d'établissement de profils de prédation et de description d'une meute acceptable. Moins que 2-3 pertes par an, vous n'aurez jamais !
Attaques/pertes en 2023
La meute a commis 5 attaques, menant à la perte de 18 moutons :
22/01 - 1 mouton
19/10 - 1 chèvre *
21/10 - 7 moutons *
27/11 - 3 moutons *
29/11 - 6 moutons *
* A voir la localisation des attaques et les relevés ADN des meutes d'Hérens et d'Anniviers, ces attaques ont eu lieu sur une zone tampon claire. Elles peuvent donc avoir été commises par l'une ou par l'autre de ces deux meutes. Sans ADN, il reste donc des doutes sur les auteurs à l'origine de ces attaques et la meute à laquelle les attribuer.
Il est à noter qu'aucune attaque n'a été commise durant toute la période estivale, les troupeaux présents sur le territoire de la meute ayant appliqué les mesures officielles de protection en grand nombre, notamment grâce à la présence de nombreux chiens de protection (en plus des clôtures électrifiées, de la présence d'un berger et de bergerie).
Aucune autorisation de régulation réactive n'a été demandée pour 2023, la meute n'ayant pas atteint les quotas requis.
Attaques/pertes 2024
06/05 - 6 moutons (non protégés - clôtures aucunement aux normes, pas de chien/berger - photo !) *
18/05 - 3 moutons - M447 (non protégés - clôtures aucunement aux normes, pas de chien/berger - photo !) *
* A voir la localisation et les relevés ADN des meutes d'Hérens et d'Anniviers, ces attaques ont eu lieu sur une zone tampon claire, non discutable. Elles peuvent donc avoir été commises par l'une ou par l'autre de ces deux meutes. Sans ADN (ni filiation), il reste donc des doutes sur les auteurs à l'origine de ces attaques et la meute à laquelle les attribuer.
Attaques/pertes 2025
10/08 - 11 moutons (protégés - défauts constatés sur la clôture)
Cette attaque est l'oeuvre d'un des subadultes de 2024.
Attaques/pertes 2026
30/07 - 1 mouton
06/08 - 1 mouton
30/07 - 1 mouton
06/08 - 1 mouton
Des questions se posent sur l'état de la protection au moment des attaques, au vu du lieu où se trouvaient les carcasses, la distance les séparant du parc de nuit ainsi qu'à cause de topographie/déclivité des lieux. Sans compter que sans relevés ADN, au vu de la configuration, il sera difficile d'établir la provenance du loup ayant pu commettre ces attaques. Abattre une meute entière sans la certitude de l'implication réelle du couple reproducteur est non justifiable scientifiquement, surtout en présence d'une meute extrêmement peu prédatrice sur les animaux d'élevage, d'une situation gérable depuis plusieurs étés.
Régulation proactive 2023-2024
Pas concernée (zéro tir).
EFFECTIFS MARS 2024 : 2-3 LOUPS
REPRODUCTION EN 2024 : CONFIRMÉE (AU MOINS 4 LOUVETEAUX)
Régulation proactive 2024-2025
Non concernée en 2024/2025 - Par contre, elle possède une zone tampon probable avec la meute de l'Augstbord, elle visée par la régulation proactive !
EFFECTIFS EN MARS 2025 : AU MOINS 5 LOUPS
REPRODUCTION 2025 : CONFIRMÉE, 4 LOUVETEAUX DONT 3 SONT MORTS (1 DE CAUSE NATURELLE ET 2 ABATTUS DANS LE CADRE DE LA RÉGULATION PROACTIVE 2025/2026)
Régulation proactive 2025- 2026
Les autorités ont décidé de prélever les 2/3 des louveteaux d'Anniviers-Réchy (pour 1 seule attaque).
17/09 - 1 louveteau - M607
17/09 - 1 louveteau - M608
Il est clair que la présence d'un collier GPS (radio collar) sur la femelle reproductrice permet sans problème de trouver, avec précision, le lieu de rendez-vous et d'abattre en un clin d'oeil des louveteaux. Ceux d'Anniviers-Réchy sont morts la même nuit. Le fait que la meute n'ait commis qu'une seule prédation (due à un subadulte de surcroît) en 3 ans, ne soit donc pas problématique et qu'elle soit suivie pour une pseudo étude des autorités (avec un système obsolète), remet en question l'éthique d'abattre une meute dans ce cadre. A noter : aucune donnée n'a jamais été rendue disponible sur l'étude de la meute d'Anniviers-Réchy, contrairement au canton des Grisons, qui publient des nouvelles et des données pour expliquer à la population. Il faut croire que certains article du Plan Loup (information) et la transparence ne sont pas de priorités ni des piliers des autorités cantonales valaisannes.
Qu'en est-il des études scientifiques, objectif principal de la pose de ce type de collier ? Là est toute la question. Des tentatives sont actuellement en cours, selon les observations de terrain dans une zone très proche de l'endroit où des jeunes bovins sont estivés, pour équiper un 2ème loup de cette meute.
Photo: STC (F113)